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Ton prototype Lovable marche en démo — comment le transformer en vrai produit de production

24 février 2026|8 min de lecture

Tu as passé trois semaines sur Lovable. Ton proto tourne. Tu l'as montré à des premiers utilisateurs, peut-être même à un associé ou un investisseur. La démo impressionne. Et puis tu as voulu avancer : ajouter le paiement, gérer les comptes utilisateurs, faire tenir l'app avec 100 personnes connectées en même temps. Et là, c'est le mur. L'IA corrige un bug et en introduit deux nouveaux. Tes crédits fondent. Tu commences à te demander s'il faut tout refaire de zéro.

Ce moment de blocage quand on veut transformer un prototype Lovable en production, c'est exactement le sujet de cet article. Et la première chose à savoir : ce n'est pas un échec. C'est un plafond structurel.

Ton proto Lovable marche — alors pourquoi tu es bloqué ?

Parce qu'un prototype et un produit en production, ce n'est pas le même objet.

Un proto, c'est fait pour valider une idée. Est-ce que des vrais gens utilisent cette fonctionnalité ? Est-ce que quelqu'un serait prêt à payer ? Pour répondre à ces questions, Lovable fait le job. Vite, visuellement, avec peu de compétences techniques.

Mais quand tu passes en mode "vrai produit" — des utilisateurs qui créent des comptes, qui paient, qui reviennent chaque jour — le code généré par IA atteint ses limites. Ce n'est pas une intuition. Une étude CodeRabbit de décembre 2025 a analysé des centaines de modifications de code : celles écrites avec l'IA contiennent 1,7 fois plus de problèmes que celles écrites par des développeurs. Et presque 3 fois plus de failles de sécurité web — le genre de faille qui permet à un inconnu d'agir dans le navigateur de tes utilisateurs.

Chaque fois que tu demandes à l'IA de corriger un truc, elle risque d'en casser un autre. Et les failles de sécurité s'accumulent sans que tu les voies.

Tu n'es pas bloqué parce que tu as mal travaillé. Tu es bloqué parce que l'outil a fait ce pour quoi il est conçu — et maintenant il faut un autre outil.

Ce que Lovable fait très bien — et où il s'arrête

Soyons clairs : Lovable est un bon outil de prototypage. Il permet de valider une idée rapidement, de montrer un proto à des early users, d'itérer sur une interface. Si tu as utilisé Lovable pour arriver là où tu es, tu as fait le bon choix à ce stade.

Mais pour la production, quatre limites concrètes apparaissent.

La sécurité des données. En mai 2025, des chercheurs en sécurité ont testé 1 645 applications construites avec Lovable. Résultat : 10,3 % avaient des failles critiques qui rendaient les données personnelles des utilisateurs accessibles à n'importe qui. Ce n'est pas un détail quand tu gères des comptes et des paiements.

Pas de vrais environnements séparés. En production, tu as besoin d'un environnement pour tester, un pour valider avant de publier, et un pour tes vrais utilisateurs. Lovable ne gère pas cette séparation. Résultat : tu testes directement sur le produit que tes utilisateurs voient.

Un code difficile à maintenir. Le code généré fonctionne — mais il n'est pas structuré pour évoluer. Chaque modification crée un risque de régression. Pas de tests automatisés, pas de structure modulaire. Ça tient pour une démo, pas pour un produit qui grandit.

Une dépendance à Supabase. Lovable s'appuie sur Supabase pour la base de données et l'authentification. Tu ne contrôles pas l'infrastructure. Si tu veux changer de prestataire ou migrer tes données, c'est compliqué.

Tu as testé ta carte avec de vrais clients, ils ont adoré. Mais là tu cuisines sur un réchaud dans un garage. Pour servir 100 couverts par soir, il te faut une vraie cuisine.

Transformer ton prototype Lovable en produit : les 5 chantiers

Transformer un prototype Lovable pour la production, ce n'est pas "tout refaire". C'est mener cinq chantiers ciblés. Voici lesquels — et pourquoi chacun compte pour toi.

Chantier 1 — Sécurité des données utilisateurs. Il faut auditer les règles d'accès aux données et les corriger. Tes utilisateurs te confient leurs informations personnelles ; en l'état, elles sont potentiellement accessibles à n'importe qui. Ce chantier est non négociable si tu acceptes des paiements ou si tu stockes des données sensibles.

Chantier 2 — Base de données sous ton contrôle. L'objectif : migrer depuis Supabase vers une base de données que tu possèdes. Ta base t'appartient, elle est structurée dès le départ, et n'importe quel développeur peut la maintenir demain — pas juste celui qui l'a construite.

Chantier 3 — Socle technique standard. On reconstruit sur une stack connue et documentée. Concrètement, ça veut dire que n'importe quel dev peut reprendre le code sans tout réapprendre. Pas de dépendance à un outil propriétaire.

Chantier 4 — Garde-fous automatiques. Il faut mettre en place des tests et un système de déploiement automatisé. Ce sont des garde-fous qui empêchent de casser ce qui marchait à chaque mise à jour. Fini le "j'ai corrigé un bug et maintenant rien ne marche".

Chantier 5 — Distribution mobile sans App Store. Une PWA, c'est une application installable directement depuis le navigateur, sur mobile et desktop. Pas besoin de publier sur l'App Store ou le Play Store. C'est 30 à 40 % moins cher qu'une app native, et tes utilisateurs l'installent en un tap.

Tu te reconnais dans ce cas ?

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Les 3 options pour avancer — et ce qu'elles coûtent vraiment

À ce stade, tu as trois chemins possibles. Aucun n'est parfait — mais l'un est probablement meilleur que les autres pour ta situation.

Option A — Continuer seul sur Lovable. C'est tentant parce que tu connais l'outil et que tu as déjà investi du temps. Mais les crédits fondent, la dette technique s'accumule, et chaque correction devient plus risquée que la précédente. Pour un proto qui reste en démo, ça passe. Pour un produit avec de vrais utilisateurs qui paient, c'est un pari que peu de fondateurs gagnent.

Option B — Recruter un développeur ou passer par une agence. C'est l'option "sérieuse" sur le papier. Mais les projets logiciels ont un taux d'échec notoirement élevé — la majorité se terminent en échec partiel ou total (Standish Group). Et le risque principal : un dev qui ne connaît pas ton proto va souvent proposer de repartir de zéro plutôt que de reprendre ce qui existe. Côté agence, les prix démarrent entre 15 000 et 30 000 euros pour un MVP, avec des délais de 2 à 3 mois.

Option C — Faire reprendre par un dev full-stack spécialisé dans ce type de transition. On part de ce qui existe — ton proto, tes parcours validés, tes retours utilisateurs — et on reconstruit sur un socle qui tient en production. C'est exactement ce que je fais via mvp.customdigital.fr : transformer ton prototype Lovable en production en 2 semaines, forfait fixe de 5 990 euros.

Je ne te dis pas que l'option C est toujours la bonne. Si ton projet est trop complexe pour tenir en deux semaines, je te le dirai au call de cadrage. Mais si ton proto est validé et que le scope est clair, c'est le chemin le plus court entre "ça marche en démo" et "ça tourne avec de vrais utilisateurs".

Ce que tu gardes de ton proto Lovable (et ce qu'on reconstruit)

C'est la question qui revient le plus souvent : "Est-ce que je perds tout ce que j'ai construit ?"

Non. Ton travail sur Lovable n'est pas perdu — il change de forme.

Ce qu'on conserve : les parcours utilisateurs que tu as testés et validés, le design et les choix d'interface, la logique métier que tu as itérée avec tes premiers users, les retours terrain. Tout ça, c'est de l'or. C'est ce que la plupart des fondateurs n'ont pas quand ils démarrent un développement from scratch.

Ce qu'on reconstruit : le code sous-jacent, la couche sécurité, l'architecture serveur, la base de données. Ce sont les fondations invisibles — celles qui font que ton app tient quand 100 personnes l'utilisent en même temps, que les données sont protégées, et qu'un autre dev peut reprendre le projet dans six mois.

La recette est validée par tes clients. Le menu ne change pas. On construit juste la cuisine pour que ça tienne le service du soir.

Le processus est simple : un call de cadrage pour évaluer ton proto, un audit technique rapide, une roadmap sur 2 semaines, et une livraison en production. Tu sais dès le départ ce qui est faisable — et ce qui ne l'est pas.

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